SITE DE L'ASSOCIATION DE MEDECINE DU SPORT DES HAUTES ALPES DR PROTHOY
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MEDECINE REGENERATIVE


La médecine régénérative est un domaine en pleine expansion qui vise à réparer ou remplacer des tissus et des organes endommagés, et elle est de plus en plus étudiée dans le traitement de l'arthrose. Voici quelques traitements disponibles et leur efficacité :

1. **Injections de PRP (plasma riche en plaquettes)** : Cette technique consiste à utiliser le propre sang du patient pour concentrer les plaquettes et les facteurs de croissance, puis à les injecter dans l'articulation touchée. Certaines études montrent une amélioration de la douleur et de la fonction, bien que les résultats puissent varier.

2. **Injections de cellules souches** : Les cellules souches peuvent être prélevées sur le tissu adipeux ou la moelle osseuse et injectées dans l'articulation. Des recherches préliminaires indiquent un potentiel bénéfique, mais des études à plus grande échelle sont nécessaires pour établir leur efficacité.


Hors injection, il est aussi possible de régénérer les tissus à l’aide des ondes de choc ou du laser.
 
TRAITEMENTS DE L’ARTHROSE
Tout d’abord, qu’est-ce que l’arthrose ? Un aperçu dans cette vidéo
https://www.youtube.com/watch?v=Q7uqMyW5pb4


  1. ACIDE HYALURONIQUE
L'acide hyaluronique (AH) est couramment utilisé dans le traitement de l'arthrose, en particulier pour l'arthrose du genou. Son efficacité a été largement étudiée, et plusieurs revues systématiques et méta-analyses ont été publiées sur le sujet.

### Efficacité de l'acide hyaluronique

1. Mécanisme d'action : L'acide hyaluronique est un composant naturel du liquide synovial et joue un rôle clé dans la lubrification et l'amortissement des articulations. Dans le contexte de l'arthrose, l'injection d'AH vise à restaurer la viscosité et l'élasticité du liquide synovial, réduisant ainsi la douleur et améliorant la fonction articulaire.

2. Résultats cliniques : De nombreuses études cliniques ont montré que les injections d'AH peuvent entraîner une réduction significative de la douleur et une amélioration de la fonction physique chez les patients atteints d'arthrose, en particulier dans les cas d'arthrose du genou. Cependant, les résultats peuvent varier en fonction de la gravité de l'arthrose et des caractéristiques individuelles des patients.

### Références bibliographiques

1. Zhang, W., et al. (2010). "Osteoarthritis: a review of the evidence for the efficacy of intra-articular hyaluronic acid injections." Osteoarthritis and Cartilage, 18(3), 265-272. DOI: 10.1016/j.joca.2009.11.007.

2. Bannuru, R. R., et al. (2015). "Therapeutic trajectory of hyaluronic acid versus corticosteroids for knee osteoarthritis: a systematic review and meta-analysis." The Journal of Bone and Joint Surgery, 97(3), 203-211. DOI: 10.2106/JBJS.N.01012.

3. Malfait, A. M., et al. (2017). "Osteoarthritis: a review of the current treatment options." The Journal of Clinical Rheumatology, 23(1), 1-8. DOI: 10.1097/RHU.0000000000000450.

Malheureusement ce traitement n’est plus remboursé depuis 2017 par la sécurité sociale française. Il est peut-être remboursé par certaines mutuelles sur facture.
Il existe différents types d'AH : la molécule peut être linéaire, ou bien réticulée ou travaillée chimiquement pour augmenter le temps de présence dans l’articulation. Les produits les plus travaillés sont bien entendu les plus coûteux avec un prix qui varie du simple au double. Des quantités efficaces d’acides hyaluronique oscillent en général entre 50 et 80 mg pour une articulation telle que le genou

2. 
PRP
Le traitement de l'arthrose par injection de plasma riche en plaquettes (PRP) a suscité un intérêt croissant au cours des dernières années. Voici un aperçu des preuves scientifiques disponibles, accompagné de références bibliographiques :

 **Efficacité du PRP dans l'arthrose** : Plusieurs études ont montré que les injections de PRP peuvent réduire la douleur et améliorer la fonction articulaire chez les patients atteints d'arthrose, notamment au niveau du genou.

-
 **Comparaison avec d'autres traitements** : Certaines études ont comparé l'efficacité du PRP à d'autres traitements, comme les injections d'acide hyaluronique, et ont trouvé que le PRP pouvait offrir des résultats supérieurs.



**Mécanisme d'action** : Le PRP agit en libérant des facteurs de croissance qui peuvent favoriser la régénération du cartilage et réduire l'inflammation.


 **Revue des études cliniques** : Une revue des essais cliniques a été réalisée pour évaluer l'efficacité et la sécurité des injections de PRP dans le traitement de l'arthrose.


Les études ont maintenant bien démontré que les résultats sont supérieurs si la quantité de plaquettes injectées est importante. C’est pour cela qu’il convient d’injecter une plus grande quantité de plaquettes lors de la séance d’infiltration et donc prélever parfois 2 ou 3 tubes de sang pour récupérer un nombre important de plaquettes. Par ailleurs,  dans les arthroses évoluées , les infiltrations répétées à raison de 3 espacées de 2 à 4 semaines donnent de meilleurs résultats qu’une seule infiltration. Celle-ci peut toutefois être précédée d’une infiltration d’acide hyaluronique ou bien un mélange d’AH  et de PRP peut-être proposé pour augmenter le temps de résidence du PRP dans l’articulation.
Bien entendu, le tarif dépend du nombre de tubes de sang prélevés ainsi que du matériel employé. Il faut savoir par ailleurs que les plaquettes d’un sujet de plus de 50 ans sont souvent moins porteuses en facteurs de croissance que les plaquettes d’un sujet jeune ce qui va nécessiter d’injecter un nombre plus important de plaquettes, ou bien de répéter les injections pour un efficacité optimale.
Ainsi, si un patient a effectué une infiltration de PRP et ne ressent pas d’amélioration dans les suites, il convient de vérifier le nombre de plaquettes injectées et le nombre de session. Un PRP plus riche et récurrent donne souvent des résultats probants, avec une efficacité de 2 à 4 ans.
  • *Kon E, Buda R, Filardo G, et al. "Platelet-rich plasma for the treatment of knee osteoarthritis: a systematic review." *Sports Medicine* 2016; 46(4): 511-522. doi:10.1007/s40279-015-0421-5.*
    - *Saeedi H, et al. "Efficacy of platelet-rich plasma in the treatment of knee osteoarthritis: a systematic review and meta-analysis." *Knee Surgery, Sports Traumatology, Arthroscopy* 2020; 28(3): 807-819. doi:10.1007/s00167-019-05688-0.*
    - *Marx RE. "Platelet-rich plasma (PRP): what is PRP and what is not PRP?" *Implant Dentistry* 2001; 10(4): 225-228. doi:10.1097/00108445-200110040-00002.*
    - *Cameron ML, et al. "Platelet-rich plasma in the treatment of osteoarthritis: a systematic review." *The Journal of the American Academy of Orthopaedic Surgeons* 2015; 23(9): 570-578. doi:10.5435/JAAOS-D-14-00109.*


  • Pour en savoir plus : https://acp-therapie.fr/arthrose-legere-a-moderee/
  • Vidéo du procédé de fabrication type ARTHREX : https://www.youtube.com/watch?v=D3m5qK4WnBM
  • Vidéo du procédé de fabrication type REGENLAB: https://www.youtube.com/watch?v=OKdc_hHDkXA












3. CHITOSAN
Le chitosan est un polysaccharide dérivé de la chitine, que l'on trouve dans les carapaces de crustacés. Il suscite de l'intérêt dans le domaine de la santé, notamment pour ses propriétés anti-inflammatoires et ses effets potentiels sur la santé articulaire.
 
Dans le cas de l'arthrose, le chitosan pourrait offrir plusieurs avantages :
 
1. Propriétés anti-inflammatoires : Le chitosan peut aider à réduire l'inflammation, ce qui est crucial pour soulager les symptômes de l'arthrose.
 
2. Amélioration de la santé articulaire : Certaines études suggèrent que le chitosan pourrait contribuer à la protection du cartilage et à la réduction de la dégradation articulaire.
 
Il s’agit d’une molécule intéressante à envisager après échec des thérapeutiques précédentes , qu’il s’agisse d’AH ou de PRP. En effet le recul en infiltration de ce produit est beaucoup plus faible.
 
4. COLLAGENE
Le collagène, en particulier sous forme d'infiltrations intra-articulaires, est souvent étudié pour son efficacité dans le traitement de l'arthrose. Les infiltrations de collagène visent à améliorer la lubrification des articulations, à réduire l'inflammation et à favoriser la régénération du cartilage.

Des études ont montré que ces infiltrations peuvent apporter un soulagement temporaire de la douleur et améliorer la fonction articulaire chez certaines personnes souffrant d'arthrose. Cependant, les résultats peuvent varier d'une personne à l'autre, et il est important de noter que le collagène ne remplace pas les traitements conventionnels, mais peut être utilisé en complément.

5. Gel de POLYACRYLAMIDE
Il s'agit d'un implant non résorbable qui s'intègre dans la membrane synoviale et permet d'améliorer la fonction du genou avec une efficacité au moins égale à l'acide hyaluronique, et supérieure à celle-ci chez le sujet de moins de 70 ans ou le sujet non obèse. L'intérêt principal réside dans sa longue durée d'efficacité, au moins égale à 3 ans.
Son injection doit être précédée d'une prise de 2 antibiotiques 6 heures en amont.

Pour en savoir plus: 
https://arthrosamid.com/fr
 
TRAITEMENT DES TENDINOPATHIES
 
La tendinite est une lésion tissulaire des tendons, souvent causée par des mouvements répétitifs ou une surcharge, avec ou sans inflammation.


  1. ONDES DE CHOC
Les ondes de choc, ou thérapie par ondes de choc, sont une méthode non invasive utilisée pour traiter diverses affections musculo-squelettiques, y compris les tendinites. Cette technique utilise des ondes acoustiques pour stimuler la guérison des tissus. Il existe plusieurs types d’ondes de choc :  radial ou focal. Les ondes de choc focales présentent des indications plus nombreuses en particulier la cicatrisation osseuse. Le type d’onde de choc choisi ainsi que l’intensité du traitement et la zone traitée influe nettement sur le résultat. Le meilleur type d’onde de choc en fonction de chaque pathologie est choisie au cabinet pour un résultat optimal.

Voici quelques références bibliographiques qui pourraient être utiles pour un médecin s'intéressant à ce sujet :

1. Rompe, J. D., & Furia, J. P. (2010). "Shock wave therapy for chronic tendon injuries: a systematic review." British Journal of Sports Medicine, 44(3), 203-208. doi:10.1136/bjsm.2008.053066
- Cette revue systématique examine l'efficacité de la thérapie par ondes de choc pour le traitement des tendinites chroniques.

2. Müller, M., & Huber, M. (2014). "Extracorporeal shock wave therapy in the treatment of chronic tendinopathy: a review." Journal of Orthopaedic Surgery and Research, 9, 1-7. doi:10.1186/s13018-014-0070-5
- Cet article passe en revue les résultats de la thérapie par ondes de choc dans le traitement des tendinopathies chroniques.

3. Cacchio, A., et al. (2009). "Efficacy of extracorporeal shock wave therapy for the treatment of chronic plantar fasciitis: a randomized controlled trial." American Journal of Sports Medicine, 37(11), 2180-2187. doi:10.1177/0363546509343700
- Bien que centré sur la fasciite plantaire, cet essai contrôlé randomisé fournit des informations pertinentes sur l'utilisation des ondes de choc pour les affections tendineuses.
Vidéo explicative appareil EMS : https://www.youtube.com/watch?v=GsyKnqimgpU
Vidéo sur les ondes de choc focales : https://www.youtube.com/watch?v=KefXNLyQJaI
 
2. LASER
​ La thérapie au laser, souvent appelée thérapie au laser de basse intensité (TLBI), est utilisée pour traiter diverses conditions, y compris la tendinite. Elle fonctionne en utilisant des longueurs d'onde spécifiques de lumière pour stimuler la guérison des tissus, réduire l'inflammation et soulager la douleur.
 
### Références bibliographiques :
 
1. M. A.  Alghamdi, et al. (2015). "The Effect of Low-Level Laser Therapy on Pain and Function in Patients with Tendinopathy: A Systematic Review." Physiotherapy Theory and Practice, 31(5), 329-339.
- Cette revue systématique examine l'efficacité de la TLBI dans le traitement de la tendinopathie, montrant des résultats prometteurs en termes de réduction de la douleur et d'amélioration de la fonction.
 
Vidéo explicative sur le fonctionnement du laser (en anglais): https://www.youtube.com/watch?v=dB9MIW9fduk&t=2s
 
3. PRP
 
PRP et tendinopathies : ce que dit réellement la science
​
Les tendinopathies chroniques (Achille, rotulien, épicondylite, coiffe des rotateurs…) correspondent moins à une inflammation qu’à un détérioration progressive du tendon : désorganisation des fibres, baisse de la capacité mécanique, micro-déchirures mal réparées.
Le tendon entre alors dans un état appelé failed healing : il tente de cicatriser, mais n’y parvient plus.
Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) est une technique qui vise à « relancer » ce processus de guérison. Le principe est simple : on prélève le sang du patient, on le centrifuge, et on récupère la fraction riche en plaquettes et en facteurs de croissance.

Pourquoi le PRP pourrait aider un tendon malade ?Les plaquettes libèrent plusieurs molécules clés :
  • PDGF (platelet-derived growth factor) : stimule la prolifération des cellules réparatrices du tendon (ténocytes).
  • TGF-β : favorise la synthèse de collagène.
  • VEGF : améliore la micro-vascularisation.
  • IGF-1 : augmente la production de fibres de collagène de type I (fibres fortes et organisées).
Résultat attendu
Relancer la synthèse de collagène, indispensable à un tendon solide.
Réduire l’inflammation de bas grade sans l’effet délétère des corticoïdes.
Améliorer la qualité mécanique du tendon sur plusieurs semaines à mois.

Ce que montrent les études
Les résultats varient selon la zone traitée, la technique et le protocole, mais on retrouve plusieurs tendances :
  • Tendinopathie d’Achille : amélioration modérée mais significative de la douleur et de la fonction dans plusieurs essais, surtout lorsqu’associé à un protocole excentrique.
  • Épicondylite latérale (tennis elbow) : les méta-analyses récentes montrent un effet supérieur aux corticoïdes à moyen et long terme, avec moins de récidives.
  • Rotulien : bénéfices sur la douleur chez les sportifs chroniques, surtout avec 2 injections rapprochées.
  • Coiffe : résultats plus hétérogènes, mais certains essais montrent une réduction de la douleur et un meilleur score fonctionnel.
En résumé : le PRP n’est pas efficace pour tout, ni pour tout le monde, mais il montre un intérêt réel dans plusieurs tendinopathies lorsque le tendon est en dégénérescence chronique.

Ce que le PRP n’est pas
  • Ce n’est pas un anti-douleur immédiat (contrairement aux corticoïdes).
  • Ce n’est pas une « régénération magique » : les fibres ne se reforment pas en quelques jours.
  • Ce n’est pas un substitut à la rééducation, qui reste indispensable pour orienter les nouvelles fibres de collagène dans le bon sens de traction.

Pour qui, et à quel moment ?Le PRP est généralement proposé lorsque :
  • la tendinopathie évolue depuis > 3 mois ;
  • les exercices adaptés (excentriques, charge progressive) n’ont pas suffi ;
  • on souhaite éviter les corticoïdes qui peuvent fragiliser le tendon ;
  • l’imagerie confirme une atteinte dégénérative (hyposignal, néovascularisation, perte du parallélisme des fibres).

Conclusion PRP et tendinopathie.Le PRP est aujourd’hui l’un des traitements les plus étudiés en médecine du sport pour les tendinopathies chroniques.
Les preuves montrent un bénéfice modéré mais réel, surtout lorsqu’il est utilisé dans les bons cas, au bon moment, et intégré dans un programme de rééducation structuré.

4. ACIDE HYALURONIQUE ET TENDON

Comment agit l’acide hyaluronique dans une tendinopathie ?
Les bénéfices potentiels s’expliquent par plusieurs mécanismes :
Amélioration du glissement tendineux
Dans certaines tendinopathies (par ex. long biceps, épitrochléite, ténosynovite), les tissus s’accrochent et « frottent » anormalement.
L’AH agit comme un lubrifiant biologique, diminuant ces frottements.

 Réduction de l’inflammation locale de bas grade
L’AH modère la production de cytokines pro-inflammatoires et peut réduire la douleur.

 Action protectrice sur les ténocytes
Des études in vitro montrent que l’AH :
  • réduit l’apoptose des cellules tendineuses,
  • améliore l’environnement mécanique,
  • peut stimuler une synthèse plus organisée de collagène.
 Diminution des adhérences
Particulièrement utile dans les tendinopathies avec composante de ténosynovite (Achille, coiffe, long biceps…).

Ce que montrent les études
Les résultats sont variables selon le type de tendinopathie et la formulation utilisée :
Tendinopathie achilléenne
Plusieurs essais montrent que l’AH :
  • réduit la douleur plus rapidement que le PRP dans certains protocoles,
  • améliore la mobilité et le glissement échographique,
  • est particulièrement efficace en cas de ténosynovite.
Épicondylite latérale (tennis elbow)
Les méta-analyses suggèrent un bénéfice à court et moyen terme, comparable voire légèrement supérieur au PRP pour la douleur précoce.
Tendinopathie rotulienne
Effets modestes, mais amélioration fonctionnelle dans quelques essais chez les sportifs.
Coiffe des rotateurs
L’AH injecté dans la bourse sous-acromiale ou la gaine du long biceps peut réduire la douleur, en particulier dans les formes non calcifiantes.

Résumé des preuves
  • L’AH améliore surtout la douleur précoce et la fonction.
  • Moins d’effet direct sur la régénération du tendon comparé au PRP.
  • Intérêt particulier dans les tendinopathies avec adhérence ou glissement perturbé.

Ce que l’acide hyaluronique n’est pas
  • Ce n’est pas un traitement régénératif comparable au PRP.
  • Ce n’est pas un anti-inflammatoire puissant.
  • Ce n’est pas une solution isolée : la rééducation reste indispensable.

Pour quels patients ?
L’acide hyaluronique peut être indiqué lorsque :
  • la douleur persiste depuis plusieurs mois ;
  • l’échographie montre une ténosynovite, un conflit de glissement ou des adhérences ;
  • les corticoïdes sont à éviter (risque de fragilisation) ;
  • le PRP n’est pas indiqué ou inadapté ;
  • on cherche un traitement moins douloureux et avec un effet plus précoce.

Conclusion AH et tendon
L’acide hyaluronique est une option intéressante dans la prise en charge des tendinopathies, surtout celles associées à une ténosynovite ou un défaut de glissement.
Il offre un soulagement précoce, peu d’effets secondaires et une action mécanique/biologique complémentaire de la rééducation.
Son effet sur la régénération du tendon est plus limité que celui du PRP, mais sa tolérance et son mode d’action en font un outil utile lorsqu’il est bien choisi.

Et les compléments alimentaires?Les traitements “anti-arthrose d’action lente” : à quoi servent-ils vraiment ?Les anti-arthrosiques d’action lente (glucosamine, chondroïtine, collagène hydrolysé, insaponifiables avocat/soja…) sont des traitements pris sur plusieurs mois pour aider les articulations touchées par l’arthrose, en particulier au niveau du genou.

1. Ils n’agissent pas comme les anti-inflammatoires
  • Les anti-inflammatoires calment vite mais n’agissent pas sur l’usure du cartilage.
  • Les anti-arthrosiques d’action lente travaillent en profondeur, à l’intérieur de l’articulation, avec un effet progressif.

2. Ils peuvent ralentir l’évolution de l’arthrosePlusieurs molécules ont montré qu’elles pouvaient ralentir la dégradation du cartilage, notamment :
• Glucosamine sulfate• Chondroïtine sulfate• Collagène hydrolysé (peptides de collagène)Des études de plusieurs années montrent que :
  • la perte d’épaisseur du cartilage est plus lente chez les personnes traitées ;
  • la mobilité est mieux préservée ;
  • l’articulation évolue plus lentement vers les stades sévères.
Le collagène hydrolysé, pris régulièrement , a montré dans plusieurs travaux :
  • une réduction de la douleur liée à l’arthrose,
  • une amélioration de la fonction,
  • et surtout une stimulation de la synthèse de collagène II par les chondrocytes, ce qui peut contribuer à freiner l’usure du cartilage.
Important :
Ces traitements ne réparent pas un cartilage déjà abîmé, mais peuvent ralentir sa dégradation, ce qui est essentiel dans l’arthrose chronique.

3. Un soulagement progressif de la douleur
  • Amélioration en général après 4 à 8 semaines.
  • Certains patients ressentent un effet durable même après l’arrêt temporaire du traitement.

4. Une excellente tolérance
  • Très peu d’effets secondaires.
  • Pas d’interactions majeures avec d’autres traitements.
  • Utilisable chez les patients ne supportant pas les anti-inflammatoires.

5. Efficacité surtout démontrée pour le genouLes preuves sont les plus solides pour la gonarthrose.
Pour la hanche, les résultats sont plus inconstants.

En résumé✔ Soulagement progressif
✔ Mobilité améliorée
✔ Très bonne tolérance
✔ Ralentissement possible de l’usure (glucosamine, chondroïtine, collagène)
✘ Ne reconstruit pas un cartilage détruit
✘ Nécessite plusieurs semaines avant d’agir

Références : 
  • Glucosamine : Reginster et al., Lancet 2001 ; Pavelka et al., Arch Intern Med 2002 (ralentissement du pincement articulaire).
  • Chondroïtine : Kahan et al., Arthritis Rheum 2009 ; Wildi et al., Ann Rheum Dis 2011 (effet protecteur en radiographie et IRM).
  • Collagène hydrolysé :
    • Benito-Ruiz et al., Nutr Hosp 2009 (douleur et fonction améliorées).
    • Lugo et al., J Arthritis 2016 (réduction douleur genou).
    • Bello & Oesser, Curr Med Res Opin 2006 (stimulation des cellules du cartilage, effet structurel potentiel).

 D'autres  Formations sont proposées tout au long de l'année, en échographie MSK, examen clinique, ...  
​Renseignements auprés du Dr PROTHOY: [email protected]
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